Comment vérifier l’âge de millions d’utilisateurs sans constituer un gigantesque fichier d’identités ? C’est toute la tension entre l’objectif de protection des mineurs et le respect de la vie privée.
Le principe de minimisation
Le RGPD impose de ne collecter que les données strictement nécessaires. Pour une vérification d’âge, l’information utile est binaire : la personne a-t-elle plus de 15 ans ? Pas son nom, ni sa date de naissance exacte, ni une copie de pièce d’identité conservée indéfiniment.
Ce que le RGPD impose
Une base légale claire, la minimisation, la sécurité des données, une durée de conservation limitée et le respect des droits des personnes. Les données concernant des mineurs appellent une vigilance renforcée.
Le double anonymat, réponse du régulateur
Pour concilier les deux objectifs, les régulateurs promeuvent le « double anonymat » : un tiers atteste l’âge sans savoir à quel service il sert, et le service ne reçoit jamais l’identité. Personne ne dispose de l’image complète.
Les points de vigilance
Attention à la biométrie (données sensibles), à la durée de conservation des justificatifs et au choix des sous-traitants. Une solution mal conçue peut créer plus de risques qu’elle n’en résout.