Le 9 juillet 2026, le Parlement européen a voté sur le dossier « Chat Control ». De quoi s’agit-il exactement, et faut-il s’en inquiéter ? Démêlons ce que ce vote change de ce qu’il laisse en suspens.
Ce que le vote change
Il prolonge jusqu’en 2028 le régime dit « Chat Control 1.0 » : une dérogation qui autorise certaines plateformes à scanner, de façon volontaire, des contenus (essentiellement non chiffrés) pour détecter des images pédocriminelles. C’est la continuité d’un dispositif existant, pas une nouveauté.
Ce que le vote ne change pas
Il ne concerne pas le règlement contraignant, surnommé « Chat Control 2.0 » (CSAR), qui imposerait une détection obligatoire. Ce texte-là reste en négociation : aucune obligation de scan généralisé ni remise en cause du chiffrement de bout en bout n’a été adoptée.
Le vrai enjeu reste devant nous
Le point sensible est le « client-side scanning » : analyser les messages sur l’appareil, avant chiffrement. Pour de nombreux experts, cela reviendrait à affaiblir la confidentialité pour tous. Les États membres restent divisés, et une étape importante est attendue à l’automne 2026.
Faut-il s’inquiéter ?
À ce stade, rien d’irréversible n’est décidé. Le bon réflexe : suivre l’évolution du texte, privilégier des messageries réputées pour leur chiffrement, et sensibiliser ses équipes à la confidentialité des échanges.
Sources
Parlement européen · Conseil de l’Union européenne. Publié le 11 juillet 2026.